Pour une compétitivité et une attractivité renforcées de l'industrie des TIC au Canada

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Soumis par TechnoMontreal 2010-07-14 08:09:45 HAE

Thème(s) : La croissance de l'industrie des TIC

Sommaire exécutif

Les signataires de ce mémoire répondent aux consultations du gouvernement du Canada en vue de la définition d'une stratégie nationale sur l'économie numérique. En tant qu'intervenants de la grappe des technologies de l'information et des communications (TIC) du Québec, l'intérêt manifesté à l'égard d'une telle stratégie de développement est motivé par la poursuite d'activités industrielles, professionnelles, de recherche, de développement des compétences, d'innovation sociale et organisationnelle, d'incubateurs de talents et d'attraction d'investissements étrangers. Au Québec, l'industrie des TIC constitue l'un des plus importants secteurs de haute technologie avec plus de 170 000 emplois et 7 300 établissements. De 1998 à 2008, le PIB du secteur des TIC au Québec a crû deux fois plus vite que l'économie du Québec dans son ensemble. C'est donc en qualité d'acteurs du domaine des TIC que les signataires s'inquiètent aujourd'hui de la position concurrentielle du Canada à titre de société numérique de pointe. Les technologies habilitantes et les services en TIC s'imposeront comme un facteur décisif de compétitivité et ils accompagneront la croissance économique tout comme le développement de la société en général. L'économie numérique se retrouve ainsi un enjeu majeur de la société de demain basée sur le savoir, l'innovation, la créativité, le dynamisme des territoires locaux, le développement durable et l'appropriation adéquate des nouveaux usages technologiques.

Les éléments abordés dans ce mémoire

Les signataires de ce mémoire sont d'accord avec la conclusion du document de consultation (page 37) qui mentionne que « face à une concurrence mondiale de plus en plus forte, le taux de croissance a baissé dans le secteur canadien des TIC ». C'est dans ce contexte qu'ils ont fait le choix stratégique de répondre aux questions soulevées dans le chapitre sur la croissance de l'industrie des TIC du document de consultation et qu'ils ont préparé des recommandations, afin que soient renforcées la compétitivité et l'attractivité de cette industrie clé du Canada, du Québec et de ses régions, dont celles du Grand Montréal et du Grand Québec.

Les recommandations s'inscrivent dans un continuum : des mesures sont à envisager maintenant pour un bénéfice à venir et d'autres doivent être appliquées urgemment pour répondre aux lacunes du présent. Parmi ces recommandations, trois catégories se rapportent à des mesures qui nécessitent une intervention immédiate :

  • la problématique de la main-d'œuvre qualifiée;
  • la situation de la recherche et du développement au regard de l'innovation dans l'industrie, principalement au soutien de la commercialisation de produits innovants;
  • l'attraction, la rétention et l'expansion des entreprises en TIC;
  • les infrastructures numériques;
  • la nécessité de grands projets mobilisateurs s'adressant à tous les acteurs de l'écosystème des TIC, dans le but de confirmer le Canada et le Québec comme pôle d'excellence mondialement reconnu.

Soumissions

Mémoire conjoint de la grappe des TIC au Quebec

Présenté au gouvernement du Canada dans le cadre des consultations en vue de la définition de la « Stratégie sur l'économie numérique au Canada »

Le 9 juillet 2010

des logos d'entreprise

Sommaire

Les signataires de ce mémoire répondent aux consultations du gouvernement du Canada en vue de la définition d'une stratégie nationale sur l'économie numérique. En tant qu'intervenants de la grappe des technologies de l'information et des communications (TIC) du Québec, l'intérêt manifesté à l'égard d'une telle stratégie de développement est motivé par la poursuite d'activités industrielles, professionnelles, de recherche, de développement des compétences, d'innovation sociale et organisationnelle, d'incubateurs de talents et d'attraction d'investissements étrangers. C'est donc en qualité d'acteurs du domaine des TIC que les signataires s'inquiètent aujourd'hui de la position concurrentielle du Canada à titre de société numérique de pointe. Les technologies habilitantes et les services en TIC s'imposeront comme un facteur décisif de compétitivité et ils accompagneront la croissance économique tout comme le développement de la société en général. L'économie numérique se retrouve ainsi un enjeu majeur de la société de demain basée sur le savoir, l'innovation, la créativité, le dynamisme des territoires locaux, le développement durable et l'appropriation adéquate des nouveaux usages technologiques.

Les éléments abordés dans ce mémoire

Les signataires de ce mémoire sont d'accord avec la conclusion du document de consultation (p.37) qui mentionne que « face à une concurrence mondiale de plus en plus forte, le taux de croissance a baissé dans le secteur canadien des TIC ». C'est dans ce contexte qu'ils ont fait le choix stratégique de répondre aux questions soulevées dans le chapitre sur la croissance de l'industrie des TIC du document de consultation et qu'ils ont préparé des recommandations, afin que soient renforcées la compétitivité et l'attractivité de cette industrie clé du Canada, du Québec et de ses régions, dont celles du Grand Montréal et du Grand Québec.

Les recommandations s'inscrivent dans un continuum : des mesures sont à envisager maintenant pour un bénéfice à venir et d'autres doivent être appliquées urgemment pour répondre aux lacunes du présent. Parmi ces recommandations, trois catégories se rapportent à des mesures qui nécessitent une intervention immédiate :

  • la problématique de la main-d'œuvre qualifiée;
  • la situation de la recherche et du développement au regard de l'innovation dans l'industrie, principalement au soutien de la commercialisation de produits innovants;
  • la nécessité de grands projets mobilisateurs s'adressant à tous les acteurs de l'écosystème des TIC, dans le but de confirmer le Canada et le Québec comme pôle d'excellence mondialement reconnu.

Une vue schématique des recommandations

En matière de main-d'œuvre

Faire du développement d'une main-d'œuvre répondant aux besoins actuels et futurs de l'industrie des TIC la priorité #1 des stratégies gouvernementales.

  • Permettre aux élèves de se familiariser dès leur plus jeune âge avec l'industrie des TIC et promouvoir les carrières s'y rattachant tout au long de leur parcours scolaire.
  • Appuyer la persévérance scolaire, le développement de programmes d'enseignement en TIC de haute qualité et l'obtention de diplômes d'études collégiales et universitaires.
  • Attirer, retenir et intégrer les travailleurs étrangers stratégiques en soutenant notamment les stratégies métropolitaines d'attraction et de rétention des travailleurs étrangers de Montréal et Québec.
    • Ne pas mettre fin, contrairement aux intentions de Ressources humaines et Développement des compétences Canada, au processus simplifié pour l'embauche de certains types de travailleurs étrangers en TIC. Mettre plutôt à jour et ajuster périodiquement la liste des professions éligibles au processus simplifié en fonction des besoins stratégiques actuels et futurs du marché du travail.
  • Mieux soutenir l'intégration et la rétention d'étudiants étrangers de niveau collégial et surtout universitaire dans les emplois en TIC.

En matière de commercialisation, d'innovation et de soutien à l'industrie

  • Soutenir les PME à travers chacune des étapes de leur processus d'innovation (R-D, innovation et commercialisation) et s'assurer de la pérennité des programmes offerts.
  • S'assurer que les programmes et politiques du gouvernement fédéral incitent les entreprises à se préoccuper de la commercialisation dès le début (en amont) de leur processus d'innovation.
  • Mettre en place des nouvelles mesures ciblées afin d'aider les entreprises à innover et à franchir l'étape cruciale de la commercialisation.
    • Créer des mesures fiscales qui permettront aux entreprises canadiennes d'articuler le déploiement d'une stratégie de commercialisation soutenue et d'investir en marketing et ventes, valorisant ainsi les investissements publics et privés. Ces mesures se présenteraient sous la forme de prolongement des crédits à la R-D et seraient accessibles aux entreprises s'étant déjà qualifiées par leur acceptation aux crédits d'impôt.
    • Attribuer le budget dévolu à la BDC au financement de la commercialisation et créer un programme pour jumeler les fonds de la BDC avec des fonds de capitaux de risque étrangers.
  • Créer une tribune de promotion des succès commerciaux des entreprises en TIC afin de favoriser l'achat et l'investissement par l'ensemble des secteurs d'activités économiques.
  • Soutenir adéquatement les organismes clés de l'industrie des TIC dans une perspective de long terme, afin de favoriser la synergie entre les différents acteurs et de créer un véritable réseau intégré des forces en présence.
  • Encourager la création de consortiums industriels afin de soutenir la mise en place de centres d'intégration de technologies interdisciplinaires et multisectorielles (ex. : optique et défense, audiovisuel - culture-santé, éducation).
  • Mettre en place des mesures et des incitatifs permettant de commercialiser, de développer et de protéger la propriété intellectuelle.
  • Mettre en place des incitatifs pour que les multinationales présentes au Canada développent davantage de partenariats d'affaires avec les PME du Québec et du Canada et les organisations qui les soutiennent dans l'appropriation des usages des TIC.
  • Mettre en place des mesures visant à soutenir les incubateurs technologiques et les incubateurs de talents.
  • Mettre en place des mesures visant à soutenir l'innovation sociale et organisationnelle par les TIC dans les organisations et auprès des citoyens.
  • Au niveau des marchés publics, puisque le gouvernement constitue le plus grand consommateur de technologies, s'assurer qu'il identifie de façon structurée les besoins en TIC de l'ensemble de ses ministères et organismes et qu'il les communique aux entreprises en TIC (notamment les PME) afin de leur permettre d'orienter leur R-D selon ces besoins.
  • Que le gouvernement se dote de pratiques permettant aux entreprises de pouvoir mettre en vitrine technologique leurs produits, comme le programme américain Small Business Innovation Research (SBIR).

En matière d'attraction, de rétention et d'expansion des entreprises en TIC

  • Considérant que les gouvernements du Canada et du Québec offrent déjà chacun de leur côté des crédits d'impôt complémentaires en R-D, examiner la possibilité de mettre en place un pendant canadien à certains crédits d'impôt à l'innovation actuellement en vigueur au Québec :
    • Permettre un remboursement d'impôt de R-D en mode accéléré (3 mois) comme c'est le cas avec les entreprises du domaine des sciences de la vie au Québec
    • Offrir un crédit d'impôt pour la production de titres multimédias
    • Offrir un crédit d'impôt pour le développement des affaires électroniques
  • Développer une stratégie de promotion afin de positionner l'industrie des TIC du Canada en tant que centre d'excellence mondialement reconnu autant au niveau des services et applications qu'au niveau des technologies habilitantes.
    • Profiter de la tenue à Montréal en 2012 du World Congress on Information Technology organisé par la World Information Technology and Services Alliance (WITSA), le plus important congrès international en TIC, pour maximiser la visibilité et le rayonnement de l'industrie canadienne.
    • Miser sur des grandes conférences au niveau des technologies habilitantes ayant lieu au Québec pour offrir des vitrines technologiques à nos entreprises et démontrer la vitalité de notre industrie. Le International Microwave Symposium (IMS) aura lieu au Palais des Congrès à Montréal en juin 2012 et attire typiquement 12,000 à 15,000 participants.
  • Avoir des mesures permettant aux entreprises des marchés financiers de créer des fonds (privés/publics) (ex. : compagnies d'assurances pouvant investir dans les compagnies en technologies).
  • Soutenir la création de fonds provinciaux dédiés au démarrage d'entreprises technologiques qui ne sont pas du capital de risque.

En matière d'infrastructure numérique

  • S'assurer que le Québec et Canada aient une infrastructure numérique de calibre mondial, au niveau de l'accessibilité et la rapidité de la transmission de données.
    • Soutenir les grands centres urbains canadiens dans leur rôle de chef de file quant à l'accessibilité d'infrastructures numériques et à l'usage de fonctionnalités de pointe.
    • S'assurer que toutes les régions du Québec (incluant celles à faible densité) puissent bénéficier de cette infrastructure.

Axe transversal : Projets mobilisateurs

Au-delà de ces recommandations spécifiques, les signataires de ce mémoire encouragent le gouvernement du Canada à développer de grands projets mobilisateurs en TIC qui faciliteraient la synergie entre les différents joueurs de l'industrie et en accélèreraient sa croissance. Idéalement, la réalisation d'un grand projet devrait miser sur les principaux atouts du Canada en TIC et devrait permettre au pays de devenir un leader sur la scène internationale. Voici quelques exemples de projets :

Projet : Montréal, métropole numérique
  1. Infrastructures technologiques
    Amélioration de la compétitivité du Canada, du Québec et de ses régions par des infrastructures et fonctionnalités de TIC de calibre mondial.
  2. Contenus numériques
    Soutenir financièrement les infrastructures et organisations de développement expérimental, de production et de diffusion de la créativité numérique en vue d'améliorer la compétitivité du Canada, du Québec et de ses régions.
  3. Technologies vertes
    Développement des technologies vertes (optimisation des ressources à l'aide des TIC).
Autres pistes à explorer
  • Technologies de la santé
    Chantier national lié aux enjeux de la santé et plus particulièrement de la médecine personnalisée et de la télésanté.
  • Connaissances sociaux-organisationnelles
    Amélioration de la productivité des entreprises du Québec et du reste du Canada par le soutien aux acteurs canadiens responsables de concevoir, d'expérimenter et de valoriser sur le terrain les connaissances socio organisationnelles dont les entreprises auront besoin pour tirer le maximum des TIC et de l'Internet.
  • Services gouvernementaux
    Modernisation des services publics (faire du Canada un leader de l'administration électronique).
  • Technologies géospatiales
    Chantier pancanadien permettant des applications de gestion du territoire au moyen des technologies géospatiales (géomatique, BI et télécom).

A propos des signataires du mémoire

Les signataires de ce mémoire saluent l'initiative du gouvernement du Canada de développer une stratégie sur l'économie numérique et d'obtenir ainsi l'occasion de se prononcer sur le sujet. C'est dans le cadre des consultations menées par le gouvernement que leurs points de vue ont été réunis à l'intérieur du présent mémoire.

TechnoMontréal, Montréal International (MI) et PÔLE Québec Chaudière-Appalaches (PQCA) ont souhaité rassembler les principaux acteurs de l'industrie des TIC du Québec afin de rédiger un mémoire conjoint. Les intervenants de la grappe des TIC se sont ainsi concertés et présentent ce mémoire qui reflète les préoccupations communes.

Les signataires du mémoire sont les suivants : TechnoMontréal, MI, PQCA, Alliance numérique, Association de la recherche industrielle du Québec (ADRIQ), Association québécoise des informaticiennes et informaticiens indépendants (AQIII), Association québécoise des technologies (AQT), Centre de recherche informatique de Montréal (CRIM), Centre francophone d'informatisation des organisations (CEFRIO), Consortium en innovation numérique du Québec (CINQ), Institut national d'optique (INO), Prompt-Québec, Réseau ACTION TI, Société des arts technologiques (SAT) et TECHNOCompétences. Les missions de chacun de ces organismes se trouvent à l'Annexe 1 nommée "Description des signataires du mémoire ".

Signataires du mémoire

Signataires

Yves Pelletier
Président du conseil d'administration
TechnoMontréal
et
Premier vice-président, développement
des affaires de DMR

André Goulet
Président du conseil d'administration
Association québécoise des informaticiens et
informaticiennes indépendants (AQIII
)
et
Président de Solutions Merlin

Luc Lacharité
Président-directeur général par intérim
Montréal International

Luc Filiatreault
Président du conseil d'administration
Association québécoise des technologies (AQT)
et
Président de Nstein, une division d'OpenText

Carl Viel
Président-directeur général
PÔLE Québec Chaudière-Appalaches

Daniel Blanche
Président-directeur général
Centre de recherche informatique
de Montréal (CRIM)

Pierre Proulx
Directeur général
Alliance numérique

Jacqueline Dubé
Présidente-directrice générale
Centre francophone d'informatisation des
organisations (CEFRIO)

Vincent Brie
Président du conseil d'administration
Consortium en innovation numérique du
Québec (CINQ
)
et
Président de GSMPRJCT

Patrice-Guy Martin
Président-directeur général
Réseau ACTION TI

Jean-Yves Roy
Président-directeur général
Institut national d'optique (INO)

Monique Savoie
Présidente - Fondatrice
Société des arts technologiques (SAT)

Charles Despins
Président-directeur général
Prompt

Sylvie Gagnon
Directrice générale
TECHNOCompétences

En appui aux signataires

Jean-Louis Legault
Président-directeur général
Association de la recherche industrielle
du Québec (ADRIQ)

Table des matières

Introduction

Les signataires de ce mémoire ont fait le choix stratégique de répondre principalement aux questions soulevées dans le chapitre sur la croissance de l'industrie des TIC du document de consultation, afin de soumettre des recommandations ciblées et en lien direct avec leurs mandats et activités. Ce thème a par ailleurs des répercussions indirectes sur les autres thèmes de réflexion proposés dans le document de consultation, notamment les technologies et les contenus numériques et ils ont été intégrés aux recommandations. Les signataires du mémoire reconnaissent également que la croissance de l'industrie des TIC doit aller de pair avec un accompagnement de l'appropriation, par les organisations et les citoyens, des innovations sociales et organisationnelles découlant d'un usage augmenté des technologies disponibles.

Les signataires tiennent ainsi à faire valoir que le succès économique du secteur des technologies de l'information et des communications au Canada dépend de l'action complémentaire de différents acteurs, certains se situant en amont ou en accompagnement de l'activité industrielle, d'autres s'y inscrivant directement, mais tous représentant un enjeu important de la compétitivité et de l'attractivité accrues de ce secteur stratégique. Le graphique 1 illustre le jeu complexe des interrelations qui s'établissent entre les acteurs du domaine des TIC et témoigne ainsi de l'environnement dynamique qui intervient dans l'émergence d'activités économiques du secteur.

Mise en contexte : le Canada, en perte de vitesse en TIC

Les signataires du mémoire sont d'accord avec la conclusion du document de consultation (p.37) qui mentionne que « face à une concurrence mondiale de plus en plus forte, le taux de croissance a baissé dans le secteur canadien des TIC ».

Parmi les nombreuses statistiques présentées dans ce document, nous en avons retenu deux en particulier qui, selon nous, résument bien la diminution de la performance du Canada en TIC au cours des dernières années et les importantes conséquences que cela entraîne sur la croissance économique en général :

  • « La croissance de la R-D dans les TIC de 2002 à 2007 a été de 2,1 % au Canada, comparativement à 8,7 % aux États-Unis » (p.22)
  • « Le Centre d'étude des niveaux de vie (CENV) a mené plusieurs études sur le sous-investissement canadien dans les TIC, en particulier par rapport aux États-Unis, et il estime que le Canada n'investit que 60 % de la somme investie par les États-Unis par travailleur. Ce sous-investissement dans les TIC a entraîné une faible croissance de la productivité au Canada ces dernières années. De 1996 à 2006, la productivité du travail a crû à un taux annuel moyen de 1,8 % au Canada, comparativement à 2,9 % aux États-Unis » (p.13)

Puisque le Canada et en particulier le Québec, incluant ses deux plus grandes métropoles, font face à un important défi démographique, leur croissance économique dépendra de plus en plus dans l'avenir de la productivité de leurs entreprises.

Or, il ressort que le secteur des TIC est un extraordinaire facteur de productivité, de croissance, de création d'emplois et d'attraction d'investissements au niveau mondial. Les effets bénéfiques des TIC sont amplifiés par leur utilisation dans l'ensemble de l'économie et de la société, et par les innovations qu'elles induisent.

En effet, au Québec, l'industrie des TIC constitue l'un des plus importants secteurs de haute technologie avec plus de 170 000 emploisNote 1 et 7 300 établissementsNote 2. De 1998 à 2008, le PIB du secteur des TIC au Québec a crû deux fois plus vite que l'économie du Québec dans son ensembleNote 3.

Conséquemment, un soutien et des investissements accrus en TIC génèrent un impact positif marqué sur la performance économique du Canada, du Québec et des ses régions.

Avec la montée de la concurrence et l'importance d'accroître la productivité, l'industrie des TIC a besoin d'un second souffle. D'autant plus que cette industrie est jeune et fragmentée en un grand nombre d'entreprises, surtout des PME innovantes.

C'est dans ce contexte que les signataires de ce mémoire ont préparé les recommandations qui suivent, afin de renforcer la compétitivité et l'attractivité de cette industrie clé au Canada, au Québec et au sein de ses grandes métropoles.

Graphique 1 : Environnement dynamique des entreprises en TIC
Graphique 1 : Environnement dynamique des entreprises en TIC

Pour des raisons de clarté, les réponses aux quatre questions suivantes sont articulées autour de thèmes spécifiques. Conséquemment, les recommandations regroupées au sein de chacun des thèmes peuvent à l'occasion fournir des réponses à deux questions ou plus.

Question 1 :

Nos investissements actuels en R-D se traduisent-ils efficacement par de l'innovation et par la création de nouvelles entreprises ainsi que de nouveaux produits et services? Des changements aux programmes existants pourraient-ils accroître notre capacité d'innovation?

Tel que mentionné précédemment, le faible rythme de croissance de la R-D et le sous-investissement en TIC sont en partie responsables de la faible croissance de la productivité au Canada.

Sur son site, Industrie Canada souligne que « le sous-investissement du Canada dans les technologies numériques fait partie d'un problème plus vaste lié à la performance en matière d'innovation, dû principalement à des lacunes dans les compétences en commerce et en gestion.» Dans ce contexte, le notion d'innovation doit être envisagée dans une double perspective : celle du marché et celle de société.

Les recommandations suivantes visent à stimuler l'innovation canadienne et à accroître la commercialisation, deux sources indispensables de productivité et de croissance économique. Elles visent également à soutenir l'environnement d'affaires et les organismes clé de l'industrie, dans une perspective de long terme, dans le but d'appuyer les acteurs qui, comme certains centres de recherche universitaires, centres de liaison et de transfert et centres collégiaux de transfert de technologies, accompagnent les organisations canadiennes, particulièrement les PME, dans leurs efforts d'appropriation des TIC.

En ce qui a trait aux changements à apporter aux programmes existants (deuxième volet de la question 1), nous vous référons à la section « Incitatifs à l'investissement» de la réponse à la Question 2 (page 9), dans laquelle nous y avons centralisé nos recommandations en la matière.

A) Innovation
  • Renforcer la concertation et la collaboration entre les différents acteurs de l'industrie des TIC
    • Favoriser la collaboration entre les institutions de recherche et l'industrie des TIC pour maximiser les retombées économiques et mettre en valeur les activités de recherche et d'innovation comme avantage stratégique.
    • Faciliter l'utilisation par les PME des crédits d'impôt à la recherche universitaire.
    • Soutenir la mise en place de mécanismes efficaces d'accès aux technologies et aux expertises provenant d'universités, de centres de recherche et d'entreprises aux niveaux local et international
    • Soutenir la mise en place d'un processus d'innovation ouverte adapté à notre écosystème et qui prend en compte, dès le début, de l'ensemble des perspectives technologiques et d'affaire.
    • Miser sur les partenariats universitaires internationaux en R-D comme passerelles pour des relations commerciales et l'exportation, notamment pour le bénéfice des PME.
    • Miser sur les pôles d'excellence en technologies habilitantes (e.g. microélectronique à Bromont, optique-photonique à Québec, multimédia à Montréal etc.) afin de développer divers marchés verticaux pour l'industrie québécoise des TIC e.g. en santé, sécurité, environnement, transport, etc.
      • S'assurer de la pérennité des programmes de soutien aux technologies habilitantes.
    • Favoriser les occasions de maillage en arts numériques entre des artistes, chercheurs universitaires, ingénieurs, scientifiques et industriels. Le secteur des arts numériques doit être considéré comme un accélérateur de créativité et partenaire de la R-D par le secteur industriel.
  • Créer un budget spécifique pour soutenir les actions des acteurs canadiens responsables de concevoir, d'expérimenter et de valoriser sur le terrain les connaissances socio organisationnelles dont les entreprises auront besoin pour tirer le maximum d'Internet et des TIC.
  • Encourager les collaborations internationales entre les créateurs de contenu
    • Tirer profit des plus importants réseaux internationaux dont ceux développés, entre autres, par les délégations étrangères au Canada, le gouvernement du Canada à travers ses ministères et ses délégations à l'étranger.
    • Soutenir la croissance des PME et favoriser les alliances avec les leaders mondiaux en développant notamment le réseau international des «clusters» d'innovation en TIC.
B) Commercialisation

La commercialisation est un facteur déterminant pour la croissance des entreprises en TIC, et l'environnement doit être favorable à ce défi, nous recommandons donc au gouvernement fédéral d'être un puissant levier commercial en déployant les actions suivantes :

  • Créer des mesures fiscales appropriées pour financer la commercialisation (ex : financement partiel d'une équipe de ventes/marketing pendant 12 mois) qui permettront aux entreprises canadiennes d'articuler le déploiement d'une stratégie de commercialisation soutenue et d'investir en marketing et en ventes, valorisant ainsi les investissements, privés et publics. Ces mesures, qui se présenteraient sous la forme de prolongement des crédits à la R-D seraient accessibles aux entreprises s'étant déjà qualifiées par leur acceptation aux crédits d'impôts.
    • Les dépenses admissibles, à l'image des crédits d'impôt, seraient les investissements réalisés de mise en marché : études et veille commerciale, matériel promotionnel, frais engagés pour des rencontres avec des partenaires et clients potentiels, salaires et honoraires des ressources en ventes et marketing, leurs frais de fonctionnement, ce, tant sur la scène locale qu'internationale.

      (Voir Annexe 2 portant sur les retombées et impacts d'un programme d'appui à la commercialisation)

  • Attribuer le budget dévolu à la BDC (400 millions $ selon le document de consultation) au financement de la commercialisation et créer un programme pour jumeler les fonds de la BDC avec des fonds de capitaux de risques étrangers spécialisés dans les différents secteurs concernés.
  • Créer une tribune concrète et permanente de promotion des succès commerciaux des entreprises de TIC afin de favoriser l'achat et l'investissement par l'ensemble des secteurs d'activités économiques.
  • Offrir un soutien particulier aux créateurs de contenus numériques pour la commercialisation de leurs innovations
  • Soutenir la formation des gestionnaires d'entreprises innovantes par des programmes appropriés.
    • Soutenir les PME à travers chacune des étapes de leur processus d'innovation (R-D, innovation et commercialisation) et s'assurer de la pérennité des programmes offerts
    • S'assurer que les programmes et politiques du gouvernement fédéral incitent les entreprises à se préoccuper de la commercialisation dès le début (en amont) de leur processus d'innovation
  • Favoriser la mise en valeur des opportunités d'affaires au Canada et à l'international.
    • Encourager le développement d'une plateforme numérique favorisant la visibilité et les échanges d'opportunités d'affaires en lien avec les mécanismes de soutien à l'innovation mentionnés plus haut;
  • Instaurer un programme dédié pour les entreprises afin de les soutenir financièrement lorsqu'elles participent à des missions ou foires commerciales.
  • Soutenir et développer la capacité d'exportation des entreprises en TIC, en particulier les PME :
    • Formation et coaching;
    • Réseau d'experts.
C) Soutien à l'industrie

La qualité du soutien à l'industrie en TIC est devenue un des facteurs incontournables de la compétitivité d'une région. En particulier, le regroupement de masses critiques d'entreprises, d'institutions, d'investisseurs et d'organismes clés liés à l'industrie des TIC au sein d'une grappe structurée de niveau mondial, avec des réseaux stratégiques de soutien à l'innovation, au financement, à la main-d'œuvre et à la commercialisation, devient une nécessité pour assurer la croissance et la prospérité de l'industrie. Les actions suivantes ont notamment été identifiées comme prioritaires :

  • Favoriser la synergie entre les différents acteurs de l'industrie des TIC du Canada afin de créer un véritable réseau intégré des forces en présence.
    • Encourager les grands joueurs et succursales d'entreprises étrangères à intégrer des solutions de PME innovantes aux offres globales lors d'attribution de contrats provenant des marchés publics.
    • Soutenir adéquatement les organismes clés de l'industrie des TIC qui jouent ce rôle d'intégrateur, dans une perspective de long terme.
    • Encourager la création de consortiums industriels afin de soutenir la mise en place de centres d'intégration de technologies interdisciplinaires et multisectorielles (ex. : optique et défense, audiovisuel - culture-santé, éducation)
  • Assurer une protection rigoureuse des droits de propriété intellectuelle.
  • Mettre en place des mesures visant à soutenir les incubateurs technologiques et les incubateurs de talents.
  • Au niveau des marchés publics, puisque le gouvernement constitue le plus grand consommateur de technologies, s'assurer qu'il identifie de façon structurée les besoins en TIC de l'ensemble de ses ministères et organismes et qu'il les communique aux entreprises en TIC (notamment les PME) afin de leur permettre d'orienter leur R-D selon ces besoins.
  • Que le gouvernement se dote de pratiques permettant aux entreprises de pouvoir mettre en vitrine technologique leurs produits, comme le programme américain Small Business Innovation Research (SBIR).
  • Encourager la compétition, les investissements étrangers et les échanges commerciaux dans les secteurs reliés aux TIC.

Question 2 :

Comment innover et faire croître la taille de l'industrie des TIC, y compris le nombre de grandes entreprises de TIC ayant leur siège social au Canada?

L'augmentation de la taille de l'industrie des TIC ainsi que l'attraction, l'expansion et la rétention des entreprises au Canada passent notamment par l'amélioration de l'offre d'incitatifs destinée aux entreprises et par l'intensification des efforts de promotion internationale du Canada et de ses principales régions métropolitaines. Les recommandations suivantes en témoignent.

A) Incitatifs à l'investissement

Le choix d'investir dans une région donnée repose sur des facteurs clés tels la présence d'une masse critique et diversifiée d'entreprises, un important bassin de main d'œuvre qualifiée et créative, la compétitivité des coûts d'exploitation, la présence d'infrastructures stratégiques, l'environnement réglementaire et commercial, la qualité de vie et la présence d'incitatifs fiscaux avantageux.

Bien que les incitatifs ne constituent pas le moteur d'un projet d'investissement, ils demeurent tout de même importants car ils permettent souvent à une région de se distinguer par rapport aux autres possédant des caractéristiques semblables (« deal breaker »). Compte tenu de la contribution significative de l'industrie des TIC à l'économie du savoir, la concurrence entre les territoires d'accueil pour attirer des leaders mondiaux est de plus en plus agressive, notamment sur le plan des incitatifs.

Au cours des deux dernières décennies, la présence d'un bassin de travailleurs hautement créatifs et la décision stratégique du gouvernement du Québec de mettre en place des mesures incitatives ciblées a favorisé le développement d'une industrie québécoise des TIC compétitive à l'échelle internationale, spécialement dans le secteur des jeux vidéo.

Considérant que les gouvernements du Canada et du Québec offrent déjà chacun de leur côté des crédits d'impôt complémentaires en R-D, examiner la possibilité de mettre en place un pendant canadien à certains crédits d'impôt à l'innovation actuellement en vigueur au Québec, présentés ci-dessous.

Crédits d'impôt à l'innovation offerts par le gouvernement du Québec
  • Offrir un programme à l'industrie des médias numériques, en s'inspirant du Crédit d'impôt remboursable pour la production de titres multimédias.Note 4
  • Offrir un programme semblable au crédit d'impôt remboursable pour le développement des affaires électroniques.
  • Mettre en place un congé fiscal pour les chercheurs étrangers, en s'inspirant de la mesure québécoise.
  • Permettre un remboursement d'impôt de R-D en mode accéléré (3 mois) comme c'est le cas avec les entreprises du domaine des sciences de la vie au Québec
Nouveaux programmes potentiels
  • Mettre en place des mesures incitant les PME de l'ensemble des secteurs de l'économie à investir davantage en TIC, de façon à améliorer leur productivité.
  • Examiner la possibilité de mettre en place de nouvelles mesures d'aide (financières et fiscales) pour soutenir la création de la propriété intellectuelle au sein des entreprises canadiennes et québécoises spécialisées en TIC, notamment les PME. Ces mesures sont essentielles pour assurer le développement d'une industrie locale forte et diversifiée (qui n'est pas seulement basée sur la présence de grands leaders étrangers), reconnue sur la scène internationale, détentrice d'un savoir-faire de haut calibre et créatrice de richesse pour le Canada.
B) Promotion

La promotion est essentielle pour maximiser les retombées économiques de la stratégie pour le développement des TIC au Canada, autant en soutenant le rayonnement de l'industrie qu'en attirant des investissements et des talents étrangers.

  • Accroître le rayonnement international du Canada comme pôle d'excellence en TIC et ce, afin de favoriser, entre autres, l'attraction d'investissements directs étrangers structurants et la création de partenariats de R-D de haut calibre.
    • Profiter de la tenue à Montréal en 2012 du World Congress on Information Technology organisé par la World Information Technology and Services Alliance (WITSA), le plus important congrès international en TIC, pour maximiser la visibilité et le rayonnement de l'industrie canadienne
    • Miser sur des grandes conférences au niveau des technologies habilitantes ayant lieu au Québec pour offrir des vitrines technologiques à nos entreprises et démontrer la vitalité de notre industrie. Le International Microwave Symposium (IMS) aura lieu au Palais des Congrès à Montréal en juin 2012 et attire typiquement 12,000 à 15,000 participants.
  • Développer une image de marque propre à l'industrie des TIC au Canada.
  • Développer un message autour de l'importance de l'industrie des TIC comme moteur de développement économique pour l'ensemble des secteurs d'activité (effet transversal). Diffuser la technologie auprès des entreprises, des particuliers et des ménages, et encourager son utilisation.
  • Soutenir l'organisation des événements grand public faisant la promotion de l'industrie des TIC ou des événements mobilisant les acteurs de l'industrie pour discuter d'enjeux stratégiques.

Question 3 :

Qu'est-ce qui positionnerait le mieux le Canada en tant que destination de choix pour le capital de risque et les investissements dans des projets de R-D ou de production d'envergure mondiale?

Les recommandations suivantes visent à aider les entreprises canadiennes à obtenir du financement en capital de risque. Pour ce qui est de l'amélioration de l'attractivité du Canada pour les grands projets de R-D ou d'envergure mondiale, des recommandations ont été énoncées à la Question 2.

  • Aider les entreprises en démarrage à trouver du capital.
    • Promouvoir l'investissement dans les nouvelles technologies, autant dans leur développement que pour leur adoption plus large par les entreprises et organismes en vertu de leur capacité à augmenter la productivité et la compétitivité de l'économie canadienne;
    • Développer des mesures de soutien à l'amorçageNote 5 dédiées à des projets plus jeunes et plus risqués mais qui peuvent être sources d'innovations majeures dans l'industrie. Ces mesures auront particulièrement avantages à être gérées conjointement avec le milieu des affaires et des investisseurs spécialisés, en mode concertation et aux fins de maximiser les succès et leurs retombées. En effet, les PME du Canada en TIC ne disposent souvent pas de ressources suffisantes pour mener à terme leurs projets et détenir au final les droits de propriété intellectuelle;
    • Multiplier les initiatives pour encourager les gens d'affaires à financer des projets d'avenir en TIC pour le Québec et le Canada. Par exemple, continuer de développer le réseau des « anges » investisseurs.
  • Établir un dialogue constructif entre les entrepreneurs et les institutions financières.
    • Aider les financiers à mieux comprendre les besoins des entreprises en TIC en recherche de financement;
    • En définitive, augmenter le succès des entreprises et la profitabilité des institutions qui font affaires avec l'industrie des TIC.
  • Attirer des investisseurs étrangers en capital de risque.
    • Promouvoir le Canada, le Québec et ses grandes métropoles comme destinations privilégiées pour les investisseurs étrangers en capital de risque dans les secteurs technologiques;
    • Collaborer avec les organismes chargés de faire la promotion des grandes régions métropolitaines auprès des investisseurs étrangers tels que MI et PQCA.

Question 4 :

Quels efforts devront être déployés pour s'assurer de disposer des spécialistes nécessaires dans les années à venir?

La disponibilité de capital humain constitue sans l'ombre d'un doute l'enjeu le plus important auquel l'industrie canadienne et québécoise des TIC sera confrontée au cours des prochaines années.

La capacité d'innovation et d'attraction de l'industrie des TIC tout comme ses retombées industrielles sont limitées par la capacité à former et à attirer de nouveaux talents, qu'il s'agisse de nouveaux diplômés, d'adultes en réorientation de carrière ou d'immigrants qualifiés (dont les étudiants étrangers). Le Canada doit plus que jamais placer au coeur de ses priorités le développement d'une main-d'œuvre répondant aux besoins actuels et futurs de l'industrie des TIC.

Nous sommes complètement en accord avec l'affirmation du document de consultation à l'effet « qu'il sera important que les administrations et le secteur privé trouvent des façons d'attirer davantage d'étudiants dans les programmes de TIC de premier cycle universitaire et d'inciter davantage de spécialistes des TIC à l'étranger à immigrer au Canada ».

La formation d'un plus grand nombre de professionnels en TIC et l'attraction de travailleurs étrangers stratégiques disposant d'une formation adéquate est nécessaire mais cependant non suffisante. En effet, l'industrie des TIC, par sa nature, présente également d'importants défis d'intégration en milieu de travail. Ainsi, il est essentiel de renforcer la formation professionnelle, les stages et les mesures d'intégration.

Voici une liste plus spécifique d'actions proposées issues de la concertation de l'industrie et des intervenants :

A) Attraction, rétention et intégration de la main-d'œuvre au marché du travail
  • Attirer, retenir et intégrer des travailleurs étrangers stratégiques.
    Organiser des missions de recrutement à l'étranger afin de sélectionner des candidats hautement qualifiés. S'appuyer, entre autres, sur l'expertise de MI et PQCA dans ce domaine. Soutenir les stratégies métropolitaines d'attraction et de rétention des travailleurs étrangers stratégiques, dont celles de Montréal et de Québec.
    • Ne pas mettre fin, contrairement aux intentions de Ressources humaines et Développement des compétences Canada, au processus simplifié pour l'embauche de certains types de travailleurs étrangers en TIC. Mettre plutôt à jour et ajuster périodiquement la liste des professions éligibles au processus simplifié en fonction des besoins stratégiques actuels et futurs du marché du travail.
  • Mieux soutenir l'intégration et la rétention d'étudiants étrangers de niveau collégial et surtout universitaire dans les emplois en TIC. Par exemple, le Grand Montréal constitue la première destination canadienne pour le nombre d'étudiants étrangers qu'elle accueille. C'est une extraordinaire opportunité, mais historiquement la rétention de ces étudiants reste faible.
B) Promotion des carrières en TIC auprès des jeunes
  • Valoriser, par le biais de campagnes de promotion massives et récurrentes, la poursuite d'études collégiales et universitaires et l'obtention de diplômes dans les programmes d'éducation reliés aux TIC. Au final, accroître le volume et le taux d'inscriptions dans ces programmes.
    • Dans le cadre du financement des conseils sectoriels du programme DRHC, reconnaître la promotion des carrières comme une situation particulière et favoriser des campagnes qui œuvrent avec les communautés locales et les clientèles ciblées comme l'intégration des femmes
  • Permettre à plus de jeunes de se familiariser dès leur plus jeune âge avec l'industrie des TIC et ses nombreuses applications concrètes.
  • Permettre aux jeunes de mieux connaître les opportunités d'emplois diversifiés en TIC qui s'offrent à eux.
C) Soutien à la persévérance scolaire et aux programmes d'enseignement en TIC
  • Lutter contre le décrochage scolaire en appuyant des initiatives visant à soutenir les jeunes et accroître le taux de succès aux épreuves de mathématiques à l'enseignement secondaire qui constitue actuellement un facteur discriminant majeur.
  • Développer et financer des programmes d'éducation en TIC de haute qualité et de calibre mondial en s'inspirant des meilleures pratiques à l'étranger, et adaptés aux besoins de l'industrie.
  • Favoriser par des projets pan canadien la mise à niveau pour la formation des enseignants
  • dans le cadre de la Stratégie Emploi Jeunesse (SEJ) financée par DRHC, favoriser le financement de projets concernant les secteurs stratégiques comme les TIC

En résumé, le gouvernement du Canada devra s'assurer que les budgets alloués à la croissance de l'industrie des TIC ciblent en priorité les besoins en main-d'œuvre de l'industrie.

L'édification d'une infrastructure numérique de calibre mondial

Les technologies habilitantes et les services en TIC s'imposeront comme un facteur décisif de compétitivité et ils accompagneront la croissance économique tout comme le développement de la société en général. L'économie numérique se retrouve ainsi un enjeu majeur de la société de demain basée sur le savoir, l'innovation, la créativité, le dynamisme des territoires locaux, le développement durable et l'appropriation adéquate des nouveaux usages technologiques.

Recommandations générales

Voici quelques recommandations évoquées par les signataires de ce mémoire concernant le thème de l'infrastructure numérique :

  • Soutenir les grands centres urbains canadiens dans leur rôle de chef de file quant à l'accessibilité d'infrastructures numériques et à l'usage de fonctionnalités de pointe.
  • Améliorer la compétitivité des grands centres urbains du Québec et de ses régions par des infrastructures et fonctionnalités numériques de calibre mondial, soit :
    • Rapidité de transmission des données (ex: fibre optique)
    • Omniprésence des accès par les technologies à larges bandes (ex: connectivité sans fil)
    • Utilisation de plateformes d'information (ex: Web 2.0) et de communications en soutien à l'innovation et au développement économique (ex: outils de collaborations)
  • Investir dans l'amélioration d'infrastructures réseaux basées sur le modèle Open Access, tel que celui utilisé dans le plan Australien (http://www.nbnco.com.au/)
  • À l'instar de plusieurs de ses rivaux et partenaires économiques, le Canada doit prendre les mesures qui s'imposent pour que 90 % de ses résidents et de ses organisations disposent d'une connexion fixe de 100 Mb/s ou mieux d'ici 2015. Des actions fermes devraient aussi être prises pour que les 10 % de résidents et d'entreprises restants voient la qualité de leur connexion s'améliorer radicalement.

Axe transversal : Projets mobilisateurs

Nous sommes d'avis que le développement de grands projets mobilisateurs faciliterait la synergie entre les différents joueurs de l'industrie et en accélèrerait son développement. Idéalement, la réalisation d'un grand projet devrait miser sur les principaux atouts du Canada en TIC et devrait permettre au pays de devenir un leader sur la scène internationale.

Rappelons qu'en 2012, Montréal accueillera le World Congress on Information Technology, le plus important congrès international en TIC, et qu'un projet mobilisateur permettrait de maximiser la visibilité et le rayonnement de l'industrie canadienne en vue de cet événement. Voici ci-dessous des exemples de projets mobilisateurs :

Projet : Montréal, métropole numÉrique

A) Infrastructures technologiques
  • Amélioration de la compétitivité du Canada, du Québec et de ses régions par des infrastructures et fonctionnalités de TIC de calibre mondial.
    • Ce projet a pour objectif d'améliorer la compétitivité de la région métropolitaine de Montréal, par rapport aux autres métropoles internationales, par des infrastructures et fonctionnalités de TIC, soit :
      • Rapidité de transmission des données (ex: fibre optique)
      • Omniprésence des accès par les technologies à larges bandes (ex: connectivité sans fil)
      • Utilisation de plateformes d'information (ex: Web 2.0) et de communications en soutien à développement économique (ex. : outils de collaborations).
    • Bien que le pôle de ce projet soit à Montréal, il aura des satellites dans les autres régions du Québec.
    • Ce projet aura un impact positif environnemental

La création d'un réseau de télécommunication à haut débit doit être considérée comme une priorité pour non seulement développer les entreprises, mais également pour les garder au Canada. Ceci implique la formation de la main-d'œuvre en continu, le maintien de cette main-d'œuvre et la garantie d'une qualité de vie sur l'ensemble du vaste territoire canadien. Le projet présenté devient donc un élément structurant essentiel au développement de toutes les collectivités canadiennes.

Ce faisant, la mise en place d'une infrastructure de télécommunications à large bande, d'un océan à l'autre, deviendra un catalyseur pour :

  • Des investissements plus importants dans les domaines pouvant bénéficier de l'accès aux services large bande
  • Des possibilités de carrières accrues
  • Une réduction de la pénurie et de l'exode de la main-d'œuvre qualifiée
  • Une plus grande masse critique en capacité d'enseignement et de formation
  • Des liaisons facilitées et accrues avec les grands centres urbains du pays
  • La création d'espaces de collaboration en tourisme, arts, culture, etc.
  • Une réduction du fossé numérique vis-à-vis bon nombres d'autres économies

La vision du gouvernement canadien qui dicte la création d'un tel réseau doit reposer sur la nécessité de donner, aux citoyens, aux entreprises et aux organismes publics et privés de l'ensemble du pays, un accès aux technologies de l'information en les dotant d'une infrastructure de télécommunications à large bande afin de :

  • Améliorer l'efficacité des organisations et la compétitivité des entreprises
  • Profiter de toutes les opportunités offertes par l'économie du savoir
  • Assurer un développement économique et durable
  • Abolir les distances dans le domaine des communications pour l'ensemble des citoyens canadiens

La Canada pourrait ainsi de facto combler les besoins des organismes socioculturels, des secteurs publics, para-publics et privés ainsi que de toute la population en matière de services Internet, intranet et autres services à valeur ajoutée tels le commerce électronique, la téléphonie IP, la télé-médecine, le téléformation, etc.

B) Contenus numériques
  • Soutenir financièrement les infrastructures et organisations de développement expérimental, de production et de diffusion de la créativité numérique en vue d'améliorer la compétitivité du Canada, du Québec et de ses régions
C) Technologies vertes
  • Développement des technologies vertes (optimisation des ressources à l'aide des TIC).

    Notons que dans le cadre de la Stratégie québécoise de la recherche et de l'innovation 2010-2013 dévoilée par le MDEIE le 28 juin 2010, une section entière est dédiée à la mise en place de projets mobilisateurs, dont un des projets nommé « Écolo TIC » touche le volet environnemental des TIC :

    Écolo TIC
    Ce projet de 60 M$ consiste à établir un partenariat public-privé structurant permettant le développement et la démonstration de nouveaux produits ou systèmes informatiques qui favorisent la réduction de la consommation énergétique, ou permettant le développement d'autres systèmes ayant un effet positif sur l'environnement. Le projet mobilisateur visera trois domaines dans lesquels l'industrie québécoise possède une expertise de pointe, soit : la microélectronique; les équipements de télécommunication; et le matériel informatique et instrumentation.

    L'édification d'une infrastructure numérique de calibre mondial pour le Québec devrait s'appuyer sur les ÉcoTIC dans le but de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) au Québec et de développer des produits et services appuyant la réduction des GES dans d'autres juridictions. Une telle infrastructure permettra à notre industrie québécoise des TIC d'exploiter les opportunités engendrées par les réglementations en matière de GES, les régimes « cap & trade » ainsi que les marchés du carbone de l'économie carbo-neutre du 21ème siècle

Autres pistes à explorer

  • Technologies de la santé
    Chantier national lié aux enjeux de la santé et plus particulièrement de la médecine personnalisée et de la télésanté
  • Connaissances sociaux-organisationnelles
    Amélioration de la productivité des entreprises du Québec et du reste du Canada par le soutien aux acteurs canadiens responsables de concevoir, d'expérimenter et de valoriser sur le terrain les connaissances socio organisationnelles dont les entreprises auront besoin pour tirer le maximum des TIC et de l'Internet.
  • Services gouvernementaux
    Modernisation des services publics (faire du Canada un leader de l'administration électronique)
  • Technologies géospatiales
    Chantier pancanadien permettant des applications de gestion du territoire au moyen des technologies géospatiales (géomatique, BI et télécom)

Le groupe de travail, de concert avec les différents représentants de l'industrie des TIC, souhaiterait discuter plus amplement de cette question avec le gouvernement du Canada afin d'identifier des projets mobilisateurs qui catalyseraient le développement de l'industrie des TIC dans les prochaines années.


Liste des annexes

Annexe 1 :

TechnoMontréal

TechnoMontréal rassemble les acteurs clés de la grappe des technologies de l'information et des communications du Grand Montréal autour d'actions concertées pour accélérer et optimiser leur compétitivité, leur croissance et leur rayonnement. Les champs d'actions stratégiques de TechnoMontréal visent la main-d'œuvre, la commercialisation, le financement et l'innovation en synergie avec les acteurs publics et parapublics, sous le leadership d'entreprises et d'institutions phares.

Montréal International (MI)

Créé en 1996, MI est issu d'un partenariat public-privé. Sa mission est de contribuer au développement économique du Montréal métropolitain et d'accroître son rayonnement international. MI a comme mandats d'attirer dans la région montréalaise les investissements étrangers, les organisations internationales et la main-d'œuvre étrangère qualifiée, ainsi que de promouvoir l'environnement concurrentiel et international du Grand Montréal. L'organisme est financé par le secteur privé, les gouvernements du Canada et du Québec, la Communauté métropolitaine de Montréal et la Ville de Montréal.

Depuis sa création, MI a contribué à l'attraction de plus de sept milliards de dollars d'investissements étrangers dans le Grand Montréal, lesquels ont entraîné la création ou le maintien de plus de 40 000 emplois. Notons qu'au cours des cinq dernières années, plus de 60% des résultats d'investissements étrangers de MI se retrouvent dans l'industrie des TIC. À ce jour, les activités de MI ont également permis l'établissement de plus de 25 organisations internationales dans la métropole québécoise et la venue de plus de 3 000 travailleurs qualifiés étrangers.

PÔLE Québec Chaudière-Appalaches (PQCA)

Depuis 2003, PÔLE contribue au développement économique de la grande région de Québec et à son rayonnement international. À ce titre, PÔLE favorise la croissance des entreprises, soutient les secteurs de force et attire dans la région talents et investissements. PÔLE a pour mandats de promouvoir l'environnement d'affaires concurrentiel de la région, d'attirer les investissements étrangers, de favoriser l'attraction de travailleurs étrangers qualifiés, de soutenir la commercialisation et le développement des marchés extérieurs et de favoriser la compétitivité des entreprises par l'innovation et l'accès aux sources de financement.

Alliance numérique

Alliance numérique, le réseau de l'industrie numérique du Québec, vise à soutenir et à accélérer la croissance et la compétitivité de son industrie. Ses membres proviennent des secteurs du jeu, du eLearning, des services et applications Internet ainsi que de la mobilité. Elle est la porte d'entrée pour quiconque désire travailler avec les professionnels québécois du milieu des contenus numériques interactifs.

Association de la recherche industrielle du Québec (ADRIQ)

Depuis près de 30 ans, l'ADRIQ anime un vaste réseau d'affaires, unique et influent, pour soutenir l'innovation industrielle au Québec et favoriser les partenariats entre les décideurs technologiques. Elle aborde et véhicule les principales préoccupations et problématiques des entreprises innovantes qu'elle représente, afin de réunir les facteurs favorables et les conditions propices à leur succès. L'ADRIQ regroupe plus de 3000 organisations, parmi lesquelles se trouvent les principaux chefs de file de tous les secteurs industriels engagés dans un effort significatif d'innovation technologique.

Association québécoise des informaticiennes et informaticiens indépendants (AQIII)

L'AQIII est une association à but non lucratif créé en 1993 et regroupant plus de 1100 travailleurs autonomes d'expérience du domaine des technologies de l'information et des communications (TIC).

L'association vise à réunir le maximum de consultants autonomes et d'expérience en TI afin de bénéficier des avantages d'un réseau solide tout en préservant la liberté du travail indépendant. L'association favorise l'obtention de mandats en TI, le réseautage entre pairs, le partage d'information entre informaticiens ainsi que les économies d'échelle chez des fournisseurs ciblés.

Association québécoise des technologies (AQT)

Organisation sans but lucratif autofinancée par ses membres, l'AQT représente les sociétés de technologies de l'information et des communications et regroupe leurs dirigeants. Sa mission consiste à les appuyer dans l'atteinte de leurs objectifs de croissance et de leur faciliter l'accès aux meilleures pratiques d'affaires. Elle compte plus de 400 membres et membres par affiliation.

Centre de recherche informatique de Montréal (CRIM)

Le CRIM (Centre de recherche informatique de Montréal) est un centre de recherche appliquée en technologies de l'information, qui développe et transfère des technologies et des connaissances, pour valoriser les produits et services des entreprises et organismes, et contribuer à leur commercialisation. Le CRIM réalise une large gamme d'activités qui incluent : la planification, le pilotage et la réalisation de projets de recherche-développement avec des universités, des entreprises ou des centres de recherche; l'organisation de formations spécialisées ; la réalisation de tests de logiciels et l'organisation d'événements scientifiques et technologiques.

Centre francophone d'informatisation des organisations (CEFRIO)

Le CEFRIO est un centre de liaison et de transfert qui regroupe plus de 160 membres universitaires, industriels et gouvernementaux, ainsi qu'une soixantaine de chercheurs associés et invités. Sa mission : aider les organisations à être plus productives et à contribuer au bien-être des citoyens en utilisant les TI comme levier de transformation et d'innovation. Le CEFRIO réalise en partenariat des projets de rechercheexpérimentation, d'enquête et de veille stratégique sur l'appropriation des TI partout au Québec. Ces projets touchent l'ensemble des secteurs de l'économie québécoise, tant privé que public.

Consortium en innovation numérique du Québec (CINQ)

Le regroupement industriel CINQ mise sur l'innovation technologique pour faire face à la concurrence mondiale. Il soutient financièrement des projets de recherche et développement en arts et technologies médiatiques orientés par les besoins de l'industrie et veille au transfert et à l'intégration technologique dans les entreprises. Grâce au soutien financier du gouvernement du Québec, CINQ appuie les entreprises du Québec dans leur démarche d'innovation par l'introduction et l'adaptation de nouvelles technologies ou par le développement de nouveaux procédés et produits. CINQ augmente ainsi la capacité d'innovation des PME par le recours aux universités, aux centres de recherche et aux centres collégiaux de transfert technologique tout en favorisant le développement de personnel hautement qualifié.

Institut national d'optique (INO)

L'INO est le plus important centre d'expertise en optique et photonique à applications industrielles au Canada. Chef de file international dans son domaine, la société a réalisé à ce jour, plus de 4 000 contrats de R-D pour le compte d'entreprises canadiennes dans une variété de domaines. Elle a procédé à 43 transferts technologiques vers l'industrie et créé 26 nouvelles entreprises de haute technologie. L'INO emploie plus de 220 employés, dont une majorité de chercheurs, scientifiques et de techniciens qui font sa renommée à l'échelle internationale. En 2007, l'INO était l'une des sept organisations reconnues par le gouvernement canadien comme centre d'excellence en recherche et commercialisation.

Prompt

Prompt est un organisme sans but lucratif qui créé des partenariats de recherche et développement entre le secteur privé et les universités dans le but d'accroître l'avantage concurrentiel du secteur des technologies de l'information et des communications au Québec. Avec l'aide financière du gouvernement du Québec et du secteur privé, Prompt créé de nouvelles initiatives en R-D qui offrent une forte valeur ajoutée aux entreprises québécoises des TIC, augmentent le rendement des investissements publics en recherche et renforcent le système québécois d'innovation. Les partenariats de Prompt sont financés par le secteur privé, le gouvernement du Québec et le gouvernement du Canada.

Réseau ACTION TI

Depuis plus de 30 ans, le Réseau ACTION TI (www.actionTI.com) regroupe, mobilise et soutient les décideurs et les influenceurs du secteur des technologies de l'information (TI) au Québec. Agent de changement et d'influence, il crée pour l'ensemble de cette industrie des occasions uniques de rassemblement et d'échanges. Il collabore à l'amélioration des connaissances et des compétences, tout en reconnaissant le succès et la qualité des réalisations. Le Réseau ACTION TI réalise le Concours annuel des OCTAS, reconnaît chaque mois une Personnalité en TI, réalise des projets innovateurs tels qu'un programme de mentorat pour l'intégration des travailleurs immigrants en informatique et propose de nombreux événements à travers la province tels que la Journée Informatique du Québec, le Salon du Business Intelligence ou l'Intracom. Le Réseau ACTION TI rejoint directement par ses activités et ses événements tout près de 10 000 décideurs et influenceurs du secteur des TI, dont 2 500 sont des membres.

Société des arts technologiques (SAT)

Fondée en 1996, la SAT est un centre transdisciplinaire de recherche et création, de production, de formation et de diffusion voué au développement et à la conservation de la culture numérique. Depuis sa création, la SAT a accueilli, produit ou coproduit dans son espace de diffusion plus de 1200 événements liés à l'actualité de la culture numérique réunissant plus de 6000 artistes dont la grande majorité de la relève qui aujourd'hui jouissent de carrières enviables sur la scène nationale et internationale. L'acquisition de l'accès au réseau à très large bande CA*net, le réseau pan canadien à haute performance de la recherche et de l'enseignement supérieur, encore très rare dans le milieu culturel, fait de la SAT un centre de recherche à part entière (et un incubateur de talents.)

TECHNOCompétences

La vision de TECHNOCompétences, le Comité sectoriel de main-d'œuvre des TIC, est de faire de l'industrie québécoise des TIC un chef de file mondial par la qualité de sa main-d'œuvre. Son plan, endossé par les partenaires de l'industrie, vise l'équilibre entre l'offre et la demande de ressources humaines qualifiées. Ainsi, depuis près de 12 ans, TECHNOCompétences maîtrise l'information du marché du travail, veille à accroître les compétences des ressources humaines nécessaires à l'industrie et assiste les entreprises dans l'amélioration de leurs pratiques de gestion. Finalement, TECHNOCompétences s'affaire à augmenter le bassin de main-d'œuvre par le biais de la campagne promotionnelle auprès de la relève via MaCarrièreTECHNO.com.

Annexe 2 :

Les données démontrent que le calcul du revenu d'une entreprise s'évalue en fonction du ratio de 100,000$ de revenus par employé.

Sachant qu'en moyenne, le revenu généré par un vendeur est établi à 1,000,000$ par année. Nous estimons qu'un l'impact de l'embauche d'un vendeur aura un impact financier important sur l'entreprise et créera, en retour, 10 nouveaux emplois.

Selon les statistiques de TechnoCompétences, le salaire moyen des emplois en TIC s'établit à 60,000$, les recettes fiscales et le pouvoir d'achat de cette industrie sont donc significatifs pour l'ensemble de notre économie.

Hypothèse d'une injection via un programme d'appui en commercialisation :
La simulation suivante, non exhaustive, permet d'illustrer que l'investissement consenti par le gouvernement comporterait des retombées mesurables.

Exemple basé sur 500 entreprises se prévalant du programme et embauchant un vendeur: Investissements moyens de l'entreprise (vendeur et frais de commercialisation) : 300,000$ Injection du Gouvernement proportionnel aux investissements de l'entreprise, soit 30% (vendeur et frais de vente) : 500 entr. X 100,000$ = 50 M$ Sachant qu'un vendeur génère 1M$ de vente, qui en retour créé 10 emplois. Impact direct : Création de 5,000 emplois

Tous les observateurs, investisseurs, experts et dirigeants s'entendent sur le fait que la commercialisation constitue LE plus important défi. C'est également la composante la plus importante qui saura générer les retombées économiques pour la société.

Nous sommes d'avis qu'à ce jour, les appuis et programmes ont eu des effets positifs et favorables à l'émergence d'une industrie qui a cru de façon phénoménale au cours des deux dernières décennies puisque nous comptons maintenant plus de 170,000 emplois au sein de cette industrie au Québec. Force est de noter toutefois, que les enjeux se situent maintenant au stade de la croissance des entreprises et qu'un encadrement approprié aux nouveaux défis contribuera à créer une industrie et des joueurs de classe mondiale.

Les impacts directs de l'appui à la commercialisation sont :

  • Création d'emplois (10 :1)
  • Une croissance des sociétés, qui en retour stimulera des investissements externes
  • Une augmentation des exportations
  • Des gestionnaires aguerris, qui en retour serviront de modèles à de plus jeunes entrepreneurs.

Source : Association québécoise des technologies (AQT), 2010


Notes

  1. 1 Le nombre d'emplois en TIC pour le Québec et le Grand Montréal a été calculé à partir de la liste suivante de codes SCIAN (Système de classification des industries de l'Amérique du Nord), définie par Montréal International et s'inspirant de la méthodologie de Statistique Canada : 3333, 334, 3359, 4173, 4179, 5112, 517, 518, 5324, 5415, 6114, 8112. (Retour à la référence 1)
  2. 2 Source : Statistique Canada, Structure des industries canadiennes no 61F0040XCB, décembre 2008. (Retour à la référence 2)
  3. 3 Sources : Industrie Canada et Institut de la Statistique du Québec. (Retour à la référence 3)
  4. 4 Cette recommandation a également été formulée par l'association canadienne du logiciel de divertissement dans son document « À vos jeux, Canada! Jouer pour gagner dans l'économie numérique » diffusé en avril 2010. (Retour à la référence 4)
  5. 5 Par exemple, dans son dernier budget, le gouvernement du Québec a annoncé la création de trois fonds d'amorçage d'une valeur totale de 125 M$ et d'un fonds de capital de risque d'une valeur de 825 M$ (Fonds Teralys Capital). (Retour à la référence 5)

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Pour une compétitivité et une attractivité renforcées de l'industrie des TIC au Canada (PDF, 997 Ko)Lecteurs PDF

Avis

La consultation publique a pris fin le 13 juillet 2010. Il n'est plus possible de faire des commentaires ou de présenter des mémoires par l'entremise de ce site Web.

Du 10 mai au 13 juillet 2010, plus de 2 000 personnes et organismes canadiens se sont inscrits sur le site Web de la consultation publique pour faire connaître leurs idées et présenter des mémoires. Vous pouvez en prendre connaissance — et lire les commentaires des autres visiteurs — sur la page Soumission de mémoires et dans le Forum d'idées.

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